J’ai rejoint la semaine dernière le défi Écriture de 7 ans pour Réveiller Sa Plume de Fanny Campan. Chaque jour, nous avions un petit défi à relever pour se reconnecter à l’écriture. Cela m’avait bien manqué !
Et à l’issue de ce challenge, nous avons reçu en cadeau un nouveau challenge qui consiste à continuer à écrire pendant 21 jours.
Normalement ces écrits sont censés rester qu’entre elle et moi mais comme je ne fais jamais les choses à moitié, je me suis dit “et si je rendais ce défi public ?”. Le ridicule ne tue pas. Et puis c’est aussi un moyen pour moi de partager avec vulnérabilité, authenticité mes pensées et aussi d’accepter d’être vue.
C’est pourquoi je viens partager ici avec toi mes écrits chaque jour.
Pas parfaits, mais c’est moi. Mon expérience, ma vie, mon cheminement.
Peut être que cela t’inspirera à écrire aussi ?
Ou à embrasser cette imperfection avec moi ?
Ou tout simplement mieux me connaître ?
Dans tous les cas, tu es le/la bienvenu(e) !
Jour 1: Décrire une expérience qui m’a changé
Le jour qui m’a changé est quand je suis devenue mère pour la première fois.
Ce 4 mars 2012.
Ce jour où la vie d’une autre personne est devenue plus importante que la mienne. Que tout est centré autour d’une personne. Mes préoccupations, mon emploi du temps, ma raison de vivre, ma raison d’être ne dépendent plus que d’un petit être.
Depuis ce jour, j’ai réalisé ce qu’est le Vrai Amour et aussi ce que signifie “se mettre au second plan”. Vivre pour une autre personne, au point de perdre son identité.
C’est pourquoi, je me bas désormais pour me retrouver. Accepter l’imperfection en tant que mère pour me laisser plus d’espace pour moi être moi même.
Ma mission est devenue de me lâcher la grappe en arrêtant d’essayer d’être la maman parfaite. Cela n’existe pas.
Jour 2: écrire un rêve que j’aimerais réaliser
Mon rêve est de monter sur la scène de Ted Talk ou TedX et partager mon message au plus grand nombre de personnes.
À des milliers de personnes.
Leur dire que c’est en acceptant avec nos contradictions que nous pouvons vivre une vie heureuse.
Il n’y a pas besoin d’artifice, de toucher la lune ou de poursuivre un rêve qui n’est pas le nôtre.
Quand on apprend à vraiment se connaître, à s’aimer soi même avec nos imperfections, on fait des choix alignés avec nous même.
Tout devient plus simple, plus léger, plus joyeux.
Je veux monter sur scène au Japon ou en France en 2026 ! 🙂
Jour 3: Enumérer cinq choses pour lesquelles je suis reconnaissante aujourd’hui
Je suis reconnaissante pour tellement de choses dans ma vie. Cela n’a jamais été compliqué pour moi de voir le verre à moitié plein et je crois que je le dois à mes parents.
Si je dois en choisir cinq, je dirais en premier:
1/ L’éducation et l’amour que j’ai reçu de mes parents. Ils m’ont permis de découvrir le monde depuis mon plus jeune âge, de grandir entre deux cultures, de me montrer ce qu’est d’accepter et aimer autrui malgré nos différences.
2/ les relations que j’ai avec toute ma famille et ma belle famille. La complicité que j’ai avec ma soeur, mon mari, mes enfants. Les relations avec mes ami(e)s aux quatre coins du monde aussi . Pour moi, les relations sont vraiment au centre de mon bien être.
3/ Le fait de pouvoir vieillir et en bonne santé. J’ai découvert très/trop tôt que la vie peut s’arrêter à tout moment et je suis tellement chanceuse de pouvoir voir les années passées.
4/ Ce qui amène à ce quatrième point: ma capacité à vivre une vie sans regrets. Pour moi, ce n’est pas le nombre d’années vécues qui compte mais comment je choisis de vivre MA vie. Je suis tellement reconnaissante envers tous les choix que j’ai faits jusqu’à présent. Bien sûr qu’il y a des loupés mais c’est en se cassant la figure qu’on apprend n’est ce pas ?
5/ Mon métier de Coach, Speaker et Auteure qui me permet d’impacter au quotidien la vie des gens et de me sentir utile.
Jour 4: Décrire un défi que j’ai surmonté
J’ai relevé tellement de défis dans ma vie mais le plus grand a été de surmonter la tristesse suite au décès de ma meilleure amie Vy. J’ai d’ailleurs écrit un livre à ce sujet “Ne jamais dire jamais”. C’était en 2010, j’avais 26 ans.
Vy a eu un accident le 27 décembre 2010 et est partie si vite.. Une vie arrachée si jeune alors qu’elle avait pleins de rêves.
Et des projets que nous avions, tout comme celui de vieillir ensemble. Il nous arrivait de nous imaginer être deux petites mamies et se marrer toujours autant ensemble.
Je ne sais pas si l’on peut parler de “surmonter” car je vis toujours avec cette tristesse. Mais Je dirais que je n’ai pas sombré dans la dépression et cela, je le dois grâce au soutien de mes proches.
Et puis cette envie de vivre ma vie pour deux. Pour Vy et moi. J’ai choisi de vivre une vie sans regrets.
A l’époque, je n’avais pas encore de grands rêves mais tout ce que je savais c’est que j’avais cette chance d’être en vie.
Et que tant que je suis en vie, je peux tout faire.
Jour 5: Écrire une lettre à quelqu’un qui compte pour moi
Quand j’ai vu cet énoncé, j’ai pensé à tellement de personnes et je me suis dit que j’écrirai des lettres à chaque personne mais comme la première personne qui m’est venue en tête est ma petite soeur, la voici.
Chère Lumi,
Tu sais à quel point tu comptes pour moi déjà mais je profite pour te le redire.
Nous vivons loin l’une de l’autre aujourd’hui et tu me manques énormément.
Tu es à Marseille, je suis à Kobe.
10 000 km nous séparent, environ 15 heures de vol. On dit souvent “loin des yeux, loin du coeur” mais saches que tu es toujours dans mon coeur.
Il n’y a pas un jour où je ne pense pas à toi.
Si tu me le demandais, je prendrai le premier vol pour rentrer en France.
Je t’aime.
Ta grande soeur, Yu-chin
Jour 6: Écrire un poème sur ma couleur préférée
Jour 7: Quelle est la leçon la plus importante que j’ai apprise
Pour moi toute ma vie c’est une succession de leçons.
Peut être que pour moi, la leçon la plus importante que j’ai apprise c’est justement de me dire que chaque évènement arrive pour une raison, pour m’apprendre quelque chose.
Très souvent, quand un évènement douloureux arrive, on se dit “je sais pas comment je vais m’en sortir”. On ne voit pas la lumière au bout du tunnel. Mais en réalité, il y a toujours une lumière au bout de ce long couloir sombre, même si c’est une petite flamme.
J’ai vite appris qu’il y a toujours une solution à chaque problème, cette philosophie de vie m’avait été transmise par ma grand-mère et cela s’est confirmé plusieurs fois dans ma vie.
Je vois souvent des gens autour de moi s’inquiéter en s’imaginant ce qui pourrait potentiellement arriver dans le futur. Et dans 90% des cas, ce potentiel problème n’arrive jamais ou bien mieux, ce problème est bien arrivé parce qu’une une meilleure solution attendait.
C’est donc la plus grande leçon dans ma vie: ne pas utiliser son énergie à s’inquiéter pour rien .
Combien de fois t’inquiètes-tu que tu vas jamais retrouver les clés de ta voiture ? pour réaliser qu’elles étaient juste sous ton nez ou bien rangées là où tu les avais mises ? (oui oui c’est du vécu)
Peut être que tu as passé plusieurs entretiens et que tu as reçu que des refus ou des “non réponses”, alors tu te dis que tu vas jamais y arriver ? Alors qu’en fait, c’est juste une opportunité pour te poser les bonnes questions et trouver le job de tes rêves ? ou le créer en te mettant à ton compte ? ou reprendre tes études ? Qui sait ?
Ne t’inquiète pas trop.
Il y a toujours une lumière au bout du tunnel.
Jour 8: Qu’est ce qui me rend vraiment heureuse
Aujourd’hui, en ce 9 décembre 2025, c’est l’anniversaire de mon Papa qui fête ses 70 ans.
Je pleure en écrivant ces mots car j’aurais tellement aimé être là pour le serrer dans mes bras. Profiter d’un bon repas ensemble, lui offrir son cadeau, philosopher sur la Vie.
Mais je suis heureuse car je sais qu’il est heureux, qu’il est en bonne santé.
Ce qui me rend le plus heureuse est de savoir que mes proches sont heureux et en bonne santé. Je suis maintenant habituée à être loin géographiquement de mes proches depuis les dix dernières années mais l’ Amour n’a pas de frontières.
Alors, aujourd’hui je suis triste de louper encore un évènement super important mais très heureuse d’avoir un Papa heureux et en pleine forme !
Jour 9: comment je m’adapte au changement
Cette question m’a fait sourire car le changement a toujours fait partie de ma vie. J’ai grandi entre deux pays, la France et le Japon et constamment devoir m’adapter à ces deux cultures a fait de moi un caméléon.
Mais cela ne veut pas dire que c’est simple à chaque fois, que le changement soit choisi ou imposé. On pense que quand le changement est choisi, c’est “facile” alors qu’en réalité pas forcément.
Par exemple, oui j’ai choisi d’être maman mais est ce que cela signifie que devenir maman fut simple ? Pas du tout ! J’en ai bavé comme toutes les mamans qui n’osent pas l’avouer.
Quand le changement nous tombe dessus, oui c’est plus compliqué. Car en plus de devoir s’adapter à cette nouvelle situation, on se demande “mais pourquoi maintenant ?” ou “pourquoi moi ?” ou bien encore “j’ai pas mérité ça !”.
Je vais te décortiquer ce qui se passe en général dans notre tête, de manière très concrète en passant par nos 7 niveaux d’énergie. Prenons l’exemple d’un changement imposé tout comme un licenciement.
Niveau 1 – la Victime: “Pourquoi cela doit m’arriver à moi et maintenant ?”, “C’est vraiment la poisse”. Je ta rassure, dans 99% des cas, on passe tous par cette case là en premier. Parcontre, selon les personnes on va y rester plus ou moins longtemps. Quelques minutes, heures, journées, mois ou même années !
Niveau 2 – la Colère: “C’est vraiment abusé de me virer !” “Quelle bande de c……..!” “Je vais aller aux Prud’hommes !”
Niveau 3 – Le rationalisateur: “C’est comme ca”, “C’est la vie” C’est quand on se met en mode “Il y a pire dans la vie, ça sert à rien de pleurer ou d’être en colère. Faut que j’accepte déjà la situation. Il y a pire dans la vie.” “Peut être que ce job était pas fait pour moi de toute façon ?”
Niveau 4 – La Compassion: “J’ai fait ce que j’ai pu”, “J’ai fait du bon boulot et ce n’est pas de ma faute si je suis viré(e). C’est simplement un concours de circonstance” “Je plains aussi mon chef qui a du me l’annoncer, cela doit pas être facile” “Je plains les autres qui se sont fait virés qui sont dans des conditions plus délicates que la mienne”. La compassion peut être orientée vers les autres et soi même.
Niveau 5 – L’Opportuniste: “Je vais pouvoir en profiter pour me poser et vraiment réfléchir à ce que je veux faire dans ma vie”, “Il y a une solution à chaque problème” ou “A quelque chose malheur est bon” (L’adage qui m’a été d’ailleurs transmis de ma grand-mère et de mon père). À ce niveau, on est optimiste et capable de voir le verre à moitié plein. De se dire qu’il y a de la lumière au bout du tunnel.
Niveau 6 – La Gratitude: “J’ai déjà beaucoup de chance d’avoir vécu cette expérience professionnelle au cours de laquelle j’ai beaucoup appris et rencontré de belles personnes”. “Je sais que je vais trouver quelque chose de meilleur” Dans ce niveau, on est connecté à la Joie et à notre Intuition. Donc plusieurs nouvelles idées peuvent survenir. Comme tout à coup, l’appel de monter son business par exemple.
Niveau 7- Le Philosophe: “Tout arrive pour une raison” “Ce cycle devait se terminer pour qu’un autre démarre” “Hasard il n’y a pas de hasard” comme dit mon amie et Coach en écriture, Fanny Campan. À ce niveau, on arrive à prendre du recul sur la vie, de se dire qu’au final il n’y a rien de grave. Quand je me dis que “tant que je suis en vie, tout est possible”, je suis dans ce niveau d’énergie.
Voilà, je t’ai résumé très rapidement les sept niveaux d’énergie par lesquels nous passons tous. Nous sommes comme une recette de cuisine, avec différents ingrédients.
la clé est de savoir quels sont les ingrédients qui font partie de notre propre recette. Car la plupart du temps, on ne sait même pas que nous nous laissons guider inconsciemment par nos énergies. Alors que quand on apprend à identifier quels sont nos automatismes, ce qu’on appelle notre profil énergétique (un peu comme notre ADN), on peut alors shifter nos énergies afin d’être en mesure d’avancer dans la vie avec plus de sérénité et joie.
Je crois que je peux m’adapter à n’importe quelle personne, à n’importe quel environnement.
Je pars du principe que rien n’est permanent dans la vie et que de toute façon, la seule constante dans la vie c’est le changement.
Si tu restes sur place, que tu bouges pas, soit tu perds l’équilibre soit tu moisis, tout comme l’eau qui stagne.
Je vois les changements comme une opportunité de découvrir, de grandir, d’avancer vers la prochaine version de moi même donc je l’aborde avec excitation et sérénité. Je sais que l’on ne peut pas contrôler ce qui se passe autour de nous mais on peut maîtriser comment on va aborder cette situation.
Jour 10: qu’est ce qui m’inspire le plus
Je suis inspirée par la gentillesse et l’amour des personnes qui viennent en aide aux autres, sans rien attendre en retour. Souvent, ce sont des personnes qui n’ont pas grand chose ou qui ont eu elles même, un passé douloureux ou sont encore en difficulté.
Je m’efforce moi même à le faire même si j’ai encore du chemin.
J’ai toujours voulu venir en aide aux autres et aujourd’hui j’ai cette chance de pouvoir le faire, au travers de mon coaching, de mes livres et de mes speechs. Quand je vois que j’aide une personne, cela me remplit de joie, me fait oublier mes propres soucis et me pousse à continuer. J’aimerais aussi faire davantage de volontariat et je viens de rejoindre l’organisation Hands On Tokyo qui vient en aide aux jeunes handicapés, aux personnes âgées dans les maisons de retraite, pour l’environnement, etc.
Et si finalement, la clé pour oublier ses propres soucis serait d’aider autrui ?
Je suis convaincue qu’en faisant le bien autour de nous, cela apporte plus de joie dans notre vie. Cette philosophie issue du bouddhisme m’inspire beaucoup: « Fais le bien, relâche l’attente, et laisse la vie te surprendre : c’est là que la magie commence. »
Jour 11: Quelle est ma plus grande peur et comment je la surmonte ?
Ma plus grande peur est de perdre mes proches. Je crois que quelque part, j’ai été traumatisée depuis le départ de ma meilleure amie, et je pense souvent à la mort, mine de rien.
Je n’ai pas peur de mourir mais j’ai peur que mes proches meurent.
Je sais que tout le monde s’en va à un moment donné mais j’ai peur de ne pas assez profiter de chaque personne.
Dès que mon mari a mal quelque part ou tousse beaucoup, je vais rapidement me faire des films. Ou quand mes filles tombent malades, pareil : je vais m’imaginer le pire. Mais heureusement, j’arrive à ne pas rester dans ce mode très longtemps ; en général, ça me traverse l’esprit, et puis rapidement j’arrive à shifter d’état d’esprit.
En fait, plutôt que de me dire “Et si il arrivait quelque chose de terrible..?”, je me pose une autre question qui démarre aussi par “et si.. ” mais la suite est différente. Cela devient “et si tout allait bien se passer ?”. C’est un exercice hyper simple et puissant que j’ai appris quand je me formais au coaching. Elle peut s’appliquer pour TOUTE situation.
Quand un client me dit “Je crois que je vais échouer à cet entretien” ou alors “et si ce que j’avais soumis comme dossier est complètement nul..”, je leur dis “et si, au contraire tout allait bien se passer ?”
Dans tous les cas, le fait d’avoir été confrontée à la mort assez jeune m’a donné cette capacité à vraiment profiter de chaque instant, et de profiter de mes proches autant que je peux. De ne jamais mettre mes proches au deuxième plan, mais toujours être présente pour eux s’ils ont besoin de moi.
Je pense que je peux encore m’améliorer et a distance géographique n’aide pas mais j’aimerais pouvoir montrer plus que je pense à mes proches en envoyant plus souvent des messages, en appelant ou en envoyant des petites attentions par la poste par exemple.
Encore du chemin pour s’améliorer.
J’ai appris jeune que l’on est pas éternels, que la vie peut s’arrêter prématurément.
J’ai moi-même vécu le regret de ne pas pouvoir exprimer à quel point j’aimais ma meilleure amie avant qu’elle ne parte. Et je sais que c’est souvent le regret numéro des personnes qui perdent un proche.
Et donc, pour moi, vivre une vie sans regret, c’est montrer à mes proches que je les aime, que je les soutiens sur leur chemin et ainsi de mettre l’Amour au centre de ma vie.
Voici comment j’ai finalement transformé ma plus grande peur en moteur dans ma Vie.
Jour 12: Comment je définis le succès
Pour moi, le succès, c’est de vivre ma vie comme je l’entends. C’est d’avoir découvert ce qui me rend heureuse et d’avancer dans cette voie. Pour moi, le succès, c’est d’avoir fondé une famille, d’avoir des filles épanouies, d’avoir de bonnes relations dans mon couple, dans ma famille, avec mes amis.
Pour moi, le succès, c’est d’être épanouie dans ce que je fais, d’avoir un travail qui m’épanouisse, qui ait du sens, qui me permette de contribuer. Le succès, c’est aussi d’être libre, de pouvoir être présente dans la vie de mes enfants. Le succès, c’est d’avoir cette capacité à rebondir, à reconstruire, à tout remettre à zéro.
Pour résumer, le succès, c’est plutôt un état d’esprit plutôt que quelque chose qui puisse se quantifier. Le succès, ce n’est pas le nombre de zéros sur mon compte bancaire, mais bien un état d’esprit et une vie alignée avec mes valeurs. Et bien sûr que le succès financier suit naturellement de toute façon quand je me mets mes talents au service de ce monde.
Jour 13 la plus grande erreur que j’ai commise
Des erreurs, j’en ai commis beaucoup et à chaque fois il y a eu un apprentissage donc en réalité, je peux pas vraiment appeler ça une erreur. Mais celle qui m’a marqué le plus c’est d’avoir laissé ma fille de 18 mois pleurer assez souvent quand on venait d’arriver aux États-Unis. Je n’ai pas réalisé à quel point ce déménagement avait été un chamboulement pour elle aussi du haut de ses un et demi, et j’ai minimiser l’impact de ce changement sur son bien-être. Oui, j’étais encore aveuglée par ce que nos parents nous disaient “il faut laisser les enfants pleurer, sinon tu deviens l’esclave des pleurs de tes enfants”.
Depuis, j’ai fait un bout de chemin. J’ai lu des livres sur la parentalité positive. J’ai compris que les enfants ne font pas exprès de pleurer, ne cherchent pas à nous manipuler. Ils expriment leurs émotions qu’ils n’arrivent souvent pas encore exprimer avec les paroles.
D’ailleurs, même adultes on est pas beaucoup plus avancés que cela pour exprimer nos émotions verbalement. Enfin, c’est un autre débat.
Plutôt que de me taper sur les doigts, j’ai réussi à me dire que j’ai fait ce que j’ai pu à ce moment avec les connaissances que j’avais, avec mon énergie du moment. En tant que parents, il faut se rappeler que l’on fait ce qu’on peut, et que surtout, on peut rectifier le tir.
Bien sûr, j’ai fait plein d’autres erreurs en tant que maman, je continue à en faire avec mes deux pré-ados.
J’ai appris à demander pardon quand je réalise que j’ai merdé.
Parfois, je pleure avec mes filles quand je ne sais pas comment les consoler. Quand je ressens leur tristesse et que je n’ai pas les mots pour les consoler. Je les prends dans mes bras et je pleure avec elles.
Rien que cela apaise nos coeurs.
S’il y a avait un manuel du parent parfait, cela serait trop simple et… beaucoup moins drôle.
Jour 14: Comment je prends soin de mon esprit ?
Je ne vais pas te donner là des clés qui sont de l’ordre de “méditer 30 minutes par jour” ou “lire chaque jour”. Je prends soin de mon esprit en cultivant ce sentiment de gratitude.
La première chose que je fais en ouvrant les yeux, toujours dans mon lit, c’est de dire “merci”. Je suis reconnaissante d’avoir cette chance de me réveiller et je remercie en avance pour la belle journée que je vais passer.
Puis, au cours de ma journée, je me laisse émerveiller par les petites choses du quotidien. Une jolie fleur sur le bord de la route, un enfant trop mignon qui tient la main de sa maman, un commerçant qui travaille dur mais garde le sourire.
J’ai aussi beaucoup de gratitude pour la vie que je me suis créée. Le fait que je puisse me lever tranquillement, prendre mon petit déjeuner en écoutant de la musique, puis faire du sport ou bouquiner, avant de me mettre à ma passion qui est mon travail.
Puis de pouvoir papoter avec mes filles quand elles rentrent de l’école, préparer le diner pour mon mari qui rentre un peu fatigué de son travail en ce moment. Et puis, les fins de soirée, j’aime les passer seule à continuer de travailler quand tout le monde dort. C’est souvent à comment que ma créativité est à son pic.
Tout cela pour te dire que pour moi, la gratitude me permet de prendre soin de mon esprit.
Encore une fois, pas besoin d’artifices, de routines qui torturent pour y arriver. Tout dans la simplicité.
Cela demande en revanche de se forcer un peu au début à y penser chaque jour. Pour démarrer, écrire sur un joli carnet au moins 3 choses qui nous ont apporté gratitude au cours de notre journée par exemple. Continuer à le faire chaque jour, même (et surtout) quand on a passé une sale journée pour entraîner notre esprit à voir le verre à moitié plein.
Puis à un moment donné, cela devient comme une seconde nature et il n’y a plus besoin de l’écrire.
Jour 15: comment je prends soin de mon corps
J’ai toujours fait du sport depuis petite, grâce à mes parents qui m’avaient inscrits à un club de natation. J’en ai donc fait pendant 9 ans puis après en grandissant, j’ai continué à nager, à courir aussi car c’est plus flexible avec une routine de maman.
Enfiler ses chaussures et courir, cela demande pas une grande logistique.
En ce moment, je fais du sport deux à trois par semaine. Le lundi, je cours. Le mardi, je vais à mon cours de body combat. Et le jeudi ou vendredi, je vais nager.
Cela me permet de vider ma tête, de pouvoir grignoter sans trop culpabiliser aussi, et donc de ne pas prendre de poids et me muscler un peu.
Je crois que c’est important de trouver ce qui nous convient et puis de s’y tenir un maximum. Pour ma part, ces créneaux sont bloqué dans mon agenda, comme des réunions avec moi même. C’est ce que je conseille aussi à mes clients qui veulent incorporer du sport dans leur routine. Si tu le mets pas au planning, c’est sûr à 100% que ça va passer à la trappe !
J’aime l’idée du cadre flexible. Je me fixe 3 créneaux mais par exemple si j’ai mes règles, je ne vais pas faire du sport intense et encore moins nager. Pendant 3 -4 jours, je m’autorise des temps plus calmes, en mode cocooning ou aller marcher tranquille pour prendre l’air. Si j’ai un rendez-vous coaching qui se cale le jeudi où j’étais censée aller nager (bien que j’essaye vraiment de ne pas accepter de rendez-vous pendant mes créneaux pour moi), je vais aller nager vendredi du coup.
Tout est flexible. Juste se tenir à des règles que l’on s’est fixées soi même. Pour moi, c’est 3 fois par semaine, peu importe le jour en réalité.
Peut être que le mois prochain, j’aurais envie de tenter de nouveaux sports. De remettre du yoga au programme comme je faisais avant, de rajouter de la danse car cela me manque beaucoup. Rien n’est permanent.
Jour 16: ce que j’aime le plus dans la vie
Ce que j’aime le plus dans la vie c’est de danser. Et je réalise que je ne danse pas assez souvent, pas tous les jours. Comment cela se fait-il que quand on a quelque chose qu’on aime le plus dans la vie, on n’est même pas capable de le faire chaque jour, même cinq minutes ?
Je ne suis pas spécialement une grande danseuse mais j’ai le rythme dans la peau. Je me laisse me transporter quand j’entends une musique sympa, le temps s’arrête. Le sourire sur mes lèvres, des frissons me parcourent dans tout le corps.
Certaines personnes qui m’ont vu danser m’ont dit qu’elles adorent me voir danser.
Cela me fait réaliser que si tu aimes quelque chose , fais le même si c’est imparfait. N’attends pas d’être une experte pour t’y mettre. Mais accordes toi ce temps.
Pour toi.
Ce conseil, je vais me l’appliquer pour moi avant tout.
Jour 17: qu’est ce que l’amour pour moi
J’adore la citation “Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction” d’Antoine Saint-Exupéry. Cette citation m’a été transmise par mon père qui me disait souvent que c’était le secret pour une relation de couple. En effet, malgré leurs différences culturelles et de personnalité, ils ont toujours partagé la même Vision.
J’ai toujours gardé cela à l’esprit et aujourd’hui, je crois que c’est en effet bel et bien ma définition d’aimer.
Par exemple, avec mon mari avec qui nous sommes ensemble depuis 20 ans, nous sommes très différents mais nous partageons la même vision qui est de découvrir le monde, de se challenger, d’apprendre au quotidien.
Cela signifie avoir chacun des projets différents mais se soutenir mutuellement et faire en sorte que ces projets coincident avec notre vision commune.
C’est en grande partie grâce à mon mari que j’ai pu vivre aux Etats-Unis et lancer mon activité entrepreunariale, puis revenir vivre au Japon il y a un an et demi. En fait, c’est grâce à nous deux, notre Amour pour l’Aventure et l’envie de voir l’autre s’épanouir, au même titre que soi même.
Pour moi, l’amour dans un couple, en amitié ou dans la famille s’agit de respecter l’autre avec ses imperfections. C’est regarder dans la même direction mais avoir des projets différents.
Jour 18: comment je gère mon temps
Je le gère avec liberté et aussi dans un cadre flexible. J’aime avoir du temps pour moi chaque jour, faire du sport trois fois par semaine, prendre un café ou déjeuner avec une nouvelle personne, prendre des nouvelles de mes proches. Avoir du temps pour impacter la vie des gens avec mon coaching, créer du contenu pour partager des enseignements.
Passer du temps avec mes filles, avec Nam aussi. Prévoir des sorties en famille, en amoureux aussi.
Découvrir de nouveaux endroits au Japon et dans le monde.
Avoir du temps pour m’apprendre, que ce soir en lien avec l’entreprenariat, le japonais, l’astrologie ou le bien être tout simplement.
M’assurer que j’accorde du temps à ceux qui en ont besoin, aux enfants handicapés, orphelins ou aux personnes âgées.
Quand on sait pour quelles actions, moments, on veut passer du temps ou y accorder de l’importance, cela permet de lâcher sur le reste, sur le superflu, les tracas inutiles du quotidien.